Cédric Hatfield 3 ème 3

 

Texte et création inspirés du tableau de Hopper « Chop Suey »

 

Damien Gorinoie était mort depuis quatre heures.  On recherchait sa femme qui avait disparu au même moment.  Une dame venait de m'informer qu'elle était au restaurant, Chop Suey, sur le port de Baltimore.

            J'arrivai devant le restaurant.  Les murs jaunes soutenaient le toit de tuiles rouges.  Les grandes fenêtres laissaient entrer l'air frais du port et la lumière du jour.   Le grand néon qui annonçait le nom du restaurant était accroché à un grand panneau vertical juste à côté d'une des fenêtres.  Derrière le bâtiment je voyais la baie du Chesapeake qui étincelait et où s'agitaient des navires mouillés au port.

            J'entrai dans le restaurant et j'aperçus madame Gorinoie immédiatement.  Elle était comme on me l'avait décrite : jeune et belle mais elle semblait triste.   Elle portait un pull vert, des boucles d'oreilles et sa tête était couverte d'un chapeau cloche marron.  Derrière, au porte-manteau, elle avait accroché son manteau de cuir brun dont le col de fourrure était plus foncé.   De l'autre côté de la table blanche, face à madame Gorinoie, était assise une autre jeune femme, celle qui m'avait fait passer les informations.  Celle-ci portait un pull gris, une écharpe jaune et bleue et un chapeau cloche bleu qui couvrait ses cheveux courts comme ceux de madame Gorinoie.

 

Je m'assis à la table à côté d'elles et écoutai leur conversation   :

«  Je ne sais pas ce que je vais faire, dit madame Gorinoie

-Va au commissariat, lui proposa son amie d'un ton encourageant.

-Ils me poseront des millions de questions et ils me harcèleront jusqu'à la fin de l'enquête, je ne supporterai pas ça, se plaignit madame Gorinoie.

-Si tu n'y vas pas, l'enquête ne se terminera jamais, contesta sa voisine.

-Mais Beth-Ann…pleurnicha madame Gorinoie.

-Non tu dois y aller, Dorethe, tu dois, interrompit Beth-Ann.  »

            C'est alors que j'intervins.  J'expliquai à madame Gorinoie que si elle venait au commissariat je m'occuperais personnellement de son cas.   Je lui promis de ne pas la harceler pour obtenir des informations.  Elle accepta finalement et je me hâtai de l'emmener au commissariat pour faire avancer l'enquête.

 





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