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Morning Sun - Nikita Knight 3 ème 3
Elle était assise sur son lit un matin d'automne, à l'aube, elle observait par la fenêtre les toits des bâtiments avec un regard vide. Les rayons de soleil qui pénétraient sa chambre et se projetaient sur son visage lui donnaient un air fantomatique. Cette fille très blanche s'appelait Marianne. Elle était particulièrement douée en patinage sur glace, et elle participait à plusieurs concours par mois. Marianne était plongée dans ses pensées… Cet après-midi-là elle devait participer à une finale très importante : si elle arrivait au moins deuxième elle pourrait participer à des concours de haut niveau, mais cela n'allait pas être facile. Donc depuis une bonne heure elle se remémorait son parcours. Le seul problème était sa dernière acrobatie, car elle devait faire une pirouette d'une énorme complexité. Elle se rappelait en avoir parlé avec son professeur de patinage. Marianne repensa à la discussion avec lui : «-Monsieur ! appela-t-elle, pourrais-je vous parler un instant ? c'est très important. -Que se passe-t'il ? demanda-t-il. -C'est à propos de la dernière acrobatie de mon parcours de patinage pour le concours de demain. -Venez au fait, dit-il doucement. -Je ne réussis pas à la faire, pourriez-vous m'aider ? -mais bien sûr, j'en serais ravi !s'exclama-t-il, venez, allons sur la patinoire. Marianne alla se changer et rejoignit son professeur sur la piste. -Alors, vous allez commencer par me montrer votre parcours, et dés que vous viendrez à votre dernière acrobatie, vous essayerez de la faire, d'accord ? Allez, commencez. La fille fit des sauts, des pirouettes…rien n'était totalement pareil. Quand enfin elle essaya de réaliser sa dernière figure, elle tomba sur la glace, et s'écria : -C'est toujours la même chose, je n'y arriverai jamais ! -Il faut jamais dire jamais, relevez-vous maintenant, nous allons bien trouver ce qui ne va pas. J'ai remarqué que vous ne pliiez pas le genou droit autant que celui de gauche, pourquoi ? -Je, je n'y arrive pas, balbutia-t-elle, il se bloque. Marianne versa quelques larmes et renifla. -Allons nous asseoir et vous m'expliquerez cela un peu mieux. Elle raconta : son genou avait eu une malformation à sa naissance, le docteur lui avait dit que ce n'était pas grave, mais que le meilleur moyen de le faire disparaître serait de commencer le patinage sur glace. -Alors c'est ce que j'ai fait, répliqua-t-elle. Mais bizarrement c'était réapparu. -Je n'ai encore rien révélé à ma mère, je ne veux l'inquiéter plus qu'il ne le faut, pleura-t-elle. Que vais-je faire ?! -J'ai peut-être une solution, il se trouve j'ai un ami qui était patineur à ton âge, il s'est spécialisé en problèmes de genoux chez les jeunes. Je te donne son numéro de téléphone et de portable, tu n'auras plus qu'à le contacter. -Merci, merci beaucoup, chuchota-t-elle.» Elle l'appela le même soir en cachette pour ne pas que sa mère l'entende. Le spécialiste décrocha tout de suite, Marianne lui expliqua son cas et il lui dit de venir à l'aube le lendemain.
Elle se retira de ses pensées, se leva et s'habilla. Elle prit son petit déjeuner sans faire de bruit et puis sortit de l'appartement à pas de chat. Marianne arriva chez le spécialiste, frappa et entra. Dés quelle fut à l'intérieur elle eut l'impression de se trouver dans une salle de trophées. Les murs étaient peints en bleu clair et ils étaient remplis de trophées et d'affiches qui représentaient des célèbres patineurs et patineuses. Et assis sur une chaise devant un ordinateur se trouvait le spécialiste. Marianne allait s'asseoir mais le jeune homme lui ordonna de rester debout car cela n'allait pas être long. Alors il commença à lui expliquer ce qu'elle devrait faire une fois qu'elle serait sur la glace. Elle réaliserait son parcours normalement et que dés qu'elle arriverait à sa dernière figure elle devrait forcer son genou à se plier. Marianne allait l'interrompre, mais le spécialiste lui dit qu'il n'y avait d'autre moyen. Elle le remercia et partit. Elle se dépêchait car le concours commençait bientôt. Arrivée là-bas elle mit son costume et ses patins, se maquilla, puis sortit sur la glace ; elle était la dernière concurrente. Marianne se plaça au milieu de la piste puis commença. Elle fit ses figures l'une après l'autre sans aucune faute. Elle ressemblait à un signe tellement elle était belle et gracieuse avec son tutu blanc. Mais si inquiète qu'elle était, Marianne ne se rendit même pas compte qu'elle avait réussi à faire sa pirouette et à forcer son genou droit à se plier. Quand elle eut fini, tout le monde se leva pour la voir en applaudissant aussi fort qu'ils pouvaient, ce ne fut qu'après qu'elle sut pourquoi. Elle avait gagné. C'était le plus beau jour de sa vie, elle pourrait faire des concours de haut niveau et peut-être même devenir patineuse professionnelle. |
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