FINALITES ET OBJECTIFS DE L’EPS A L’ECOLE
* L’éducation physique et sportive est présente dans le système éducatif français depuis la fin du XIXème siècle. La loi « George » du 27 janvier 1880 prévoyait que soient enseignés des exercices physiques sans appareil et des exercices militaires élémentaires… Les épreuves d’EPS seront au programme du bac en 1941 (facultatif) et de manière obligatoire à partir de 1960.
La loi sur le sport du 16/07/1984 précise que :
« Les activités physiques sont un élément fondamental de l’éducation, de la culture et de la vie sociale(…) »
« Elles constituent un facteur important d’équilibre, de santé et d’épanouissement ».
A l’école, l’EPS est responsable de l’apprentissage des activités physiques et sportives des élèves. Au-delà de cet apprentissage proprement dit, elle vise le développement de la personne dans ses relations à l’environnement physique et humain.
Actuellement, les textes officiels énoncent trois grandes finalités à l’EPS :
- apprentissage des activités physiques et sportives
- acquisition par la pratique des connaissances relatives à ces activités
- apprentissage d’une pratique physique autonome permettant de gérer sa vie physique future.
EPS au collège
1 – mobiliser et développer ses ressources pour atteindre la plus grande efficacité possible lors d’une performance mesurée ou chronométrée. C’est la cas d’élèves préparant une épreuve de natation ou d’athlétisme par exemple.
2- apprendre à agir en sécurité pour soi même et pour les autres. Par exemple en gymnastique, faire attention à parer un autre élève lors d’un mouvement où il y a un risque de chute, ou encore bien contrôler les nœuds des cordages lorsqu’on fait de l’escalade.
3- apprendre à coopérer dans une action collective. Ce peut être le cas dans les sports collectifs où il faut être solidaire et organisé pour marquer ou défendre. Ce peut être aussi en voile par équipage ou chacun doit avoir un rôle bien défini pour que le bateau fonctionne de manière optimale.
4- construire des actions destinées à être vues et jugées. C’est le cas par exemple d’un élève qui présente à la classe un enchaînement de gymnastique.
5- développer ses facultés sensorielles. Toutes les activités y contribuent à leur manière. La pratique des sports collectifs par exemple sollicite la vision périphérique.
6 – Surmonter ses appréhensions liées à l’action motrice. C’est le cas où le risque subjectif est grand pour l’élève alors que la situation ne présente pas de risque objectif. Par exemple descendre en rappel en escalade, le dos tourné vers le vide.
Les textes soulignent encore la contribution de l’EPS au développement de la solidarité, de la santé, de la responsabilité, de la sécurité et de la citoyenneté. Ce dernier point est particulièrement mis en valeur.
L’arrêté du 18 juin 1996 sur le programme d’EPS en 6ème précise : « En offrant des occasions concrètes d’accéder aux valeurs sociales et morales, notamment dans le rapport à la règle, L’EPS contribue à l’éducation à la citoyenneté (maîtrise des émotions, respect des règles liées aux activités, respect du matériel, respect de l’adversaire…)
Pour les classes de 5ème -4ème il est rappelé que l’intégration de la règle reste un objectif à ce niveau. Il s’agit d’établir des relations positives (bien être) et utiles (entraide).
La sécurité dans la pratique sportive est soulignée (matériel en bon état, respect des règles individuelles et collectives durant le cours)
Des thèmes plus larges sont développés comme l’hygiène de vie.
Pour la classe de 3ème, le législateur insiste sur le fait qu’il faut dépasser les comportements violents (dont l’exemple télévisuel est hélas monnaie courante dans les stades ou les arènes de basket). Il est important de garder la maîtrise de soi. Les élèves sont encouragés à porter un regard critique sur spectacle sportif et former un élève qui s’engage lucidement dans les sports de son choix.
On insiste sur le développement du sens de l’effort.
EPS au lycée :
Les finalités restent les mêmes qu’au collège, en insistant sur l’importance de la citoyenneté dans le cadre de la pratique des activités physique et sportive.
Les acquisitions des lycéens se déclinent en terme de :
- Compétences culturelles, c’est à dire des techniques sportives, des tactiques ou encore la connaissance de soi-même. (Par exemple être capable de prédire avec une bonne précision la performance dont on est capable).
- Compétences méthodologiques, ce qui peut être par exemple la capacité à planifier un entraînement de course.
Dans le cursus français, la notion d’EPS polyvalente est importante : il faut dans la mesure des installations disponibles, offrir une certaine variété de pratiques plutôt qu’une spécialisation.
Huit groupements d’activités sont définis
- activité artistiques et d’expression (gymnastique, danse …)
- activités athlétiques (course, saut, lancer)
- activités aquatiques (natation)
- sports collectifs
- sports de combat (judo, lutte, boxe française-savate …)
- activités de pleine nature (escalade, course d’orientation, voile…)
- activité d’entretien (musculation, aérobic, fitness…)
- sports de raquettes (tennis, badminton, tennis de table…)
A l’examen du baccalauréat, les élèves doivent présenter trois activités appartenant à des groupements différents. On ne peut pas faire par exemple basket, foot et volley car ces trois sports appartiennent au même groupement d’activités. L’épreuve est notée sur 40. En outre, les élèves spécialistes d’un sport peuvent le prendre en option, à condition qu’il n’ait pas déjà pris ce sport en activité obligatoire.