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France # De Philippe Lioret # Avec Philippe Torreton, Sandrine Bonnaire, Grégori Derangère, Emilie Dequenne # Scénario: Philippe Lioret, Emmanuel Courcol, Christian Sinniger # Production: Christophe Rossignon # Distribution: Mars Distribution # Durée: 1 h 44 # Sortie en France: 3 novembre

Antoine (Grégori Derangère), ancien parachutiste pendant la guerre d'Algérie, arrive à Ouessant, une petite île sur la côte bretonne, pour y devenir gardien du phare “la Jument”. Malgré l'hostilité de ses collègues bretons face à un étranger, il fait équipe avec Yvon (Philippe Torreton), l'époux de la belle Mabé (Sandrine Bonnaire). Entre la haine qu'ont les bretons pour lui et son amour avec Mabé, une grande amitié mais surtout une complicité se créera entre Antoine et Yvon.

Le mélange de la créativité des personnages, des paysages sublimes, de l'histoire intéressante et de certaines répliques humoristiques crée un beau film romanesque où Philippe Torreton défie la tempête en incarnant à merveille le brave Yvon. Le film, se passant du début à la fin sur l'île de Ouessant, est basé sur un mélange de sentiments (culpabilité, complicité, jalousie, etc.) exprimés par des silences et de longs regards. Un film plaisant à ne pas manquer.

Entretien avec Philippe Torreton réalisé par Simon RICHE

 

Comment avez vous récupéré le rôle d'Yvon dans ce dernier film de Philippe Lioret?

C'est Philippe qui m'a demandé ce rôle. On s'était rencontrés déjà avant pour un film qui ne s'est pas fait et il m'avait dit: “De toutes façons, le prochain ce sera avec toi” etc. et ça a été le cas; il m'a proposé ce film là et l'ai adoré, j'ai beaucoup aimé cette histoire.

Le film se passe sur une île, une sorte de huis clos, où on ressent l'hostilité et bien d'autres sentiments grâce au jeu de silences et de regards. Comment était-ce?

J'ai trouvé ça difficile d'aller vers ce genre de personnage car on a toujours l'impression de toujours avoir envie de faire plus que ce qu'il faut faire. On a toujours envie de communiquer plus, d'être plus explicatif sur ce qu'on a à jouer et en fait, on est, comme toujours, restreints. Moi c'est quelque chose que je n'avais jamais fait auparavant; j'ai toujours eu des personnages plus expansifs, plus expressifs, donc je trouvais ça assez difficile, oui.

A part ça, vous gardez un bon souvenir du tournage?

Je garde un très bon souvenir du tournage, oui. Mais c'était un tournage compliqué parce que on dépendait beaucoup de la météo par exemple. Il fallait toujours être près a faire certaines scènes en condition du temps: parfois il fallait du soleil, parfois une pluie et de la tempête. On a du alors changer le programme plusieurs fois. C'était un film complexe aussi parce que le metteur en scène est très exigeant d'une part, mais surtout parce qu'il a une idée très précise du film et donc il ne laisse pas beaucoup de liberté et il a fallu accepter ça aussi, d'être dirigé, très très très dirigé. Mais au final je suis content et l'important c'est de faire un bon film. Mais en même temps il y a plein de côtés que j'ai vraiment aimé dans le tournage, le fait d'être à Ouessant, le fait de tourner cette histoire là, d'être tout le temps en contact avec les gens, enfin les gens de l'île, et ça a été pour moi merveilleux.

Mais alors, les figurants qui jouaient dans le film, par exemple dans la fabrique de sardines en boîtes, ce sont des habitants de l'île ou des environs, recrutés pour le film?

Non, l'usine de conserves a été tournée à Paris. En fait, tous les intérieurs ont été tournés à Paris. On est resté deux mois et demi a Ouessant pour y tourner les extérieurs.

Et le phare?

On a reconstruit l'intérieur du phare à Paris. Aussi, on a tourné l'extérieur des maisons a Ouessant. Par contre, l'intérieur de ces maisons a été reconstruit à Paris mais en respectant l'architecture des maisons de cette île.


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