Chers collègues,

Veuillez trouver en pièce jointe une "lettre au réseau français aux Etats-Unis", où M. Verclytte, directeur de l'AEFE, nous adresse toute sa sympathie, et qu'il me charge de diffuser. Je vous invite à la faire connaître autour de vous : élèves, enseignants, administratifs, parents et "board".

Je saisis cette occasion pour remercier tous nos collègues qui ont pris la peine de nous envoyer des messages de soutien à l'occasion du drame horrible vécu à New-York et à Washington : il est bon et réconfortant que notre réseau, dont nous avons récemment encore apprécié la convivialité dans les jours heureux, montre sa force de solidarité dans les moments douloureux, et celui-ci en est un sans précédent.

Notre service a tâché d'apporter, le jour même du drame, son appui moral et technique aux établissements concernés. Il se fait depuis, en liaison avec le service culturel de New-York, l'interprète des situations locales auprès de nos autorités et des divers interlocuteurs qui en grand nombre, ne cessent de demander des nouvelles.

Je salue ici le sang-froid et la compétence de nos collègues chefs d'établissement qui, dans des moments aussi dramatiques ont pris les mesures techniques qui s'imposaient pour assurer le premier jour la gestion psychologique du choc, puis celle, technique, du retour au foyer ou en famille d'accueil, et dès aujourd'hui les mesures de tous ordres à mettre en oeuvre au retour des élèves en classe.

Ces collègues conduisent actuellement une tâche délicate de vérification : s'il n'y a pas eu, dans les établissements eux-mêmes, de victime directe des attentats, en raison de la distance qui les sépare des lieux du drame, il reste la possibilité que des parents, ou des membres de la communauté éducative, s'y soient trouvés, au travail ou de passage. Les premières indications, recueillies ce jour, ne font pas encore état de victimes proches, mais la recherche n'est pas encore close partout.