JOUR 6 |
Pour cette dernière journée d'étude sur le terrain, deux groupes ont été formés :
11 élèves de L et ES, accompagnés par B. Emmerling, M. Ghattas et D. Dubrin, ont été un peu plus immergés dans la culture amérindienne
28 élèves de S, accompagnés par Nelia Dunbar, J. Bonnisseau et M. Roux, ont exploré un vaste domaine volcanique. Les deux groupes se sont retrouvés en fin d'après-midi au pueblo Acoma pour partager un repas traditionnel avec leurs hôtes.
Our Encounter with Native American Civilization
Our first stop was at the Acoma Pueblo, also known as the Sky City . The mesa stands at 7363 feet and 6800 Native Americans inhabit it during the year. We visited the church San Esteban del Rey, built by Juan Francisco Ramirez in 1621. The Native Americans have now embraced Catholicism, while still practicing their native culture and religion. Our tour guide, Orlando Antonio, stressed out the importance of their motto “never quit”, and it was the message passed on through the war paint. They have a high respect for women, which is seen through their marriage tradition. While we were in the church, he also explained the significance of their four sacred numbers. Four represents the four sacred directions: west, east, north and south. Seven is for the seven groups of people who came to Acoma . Twelve symbolizes the twelve months in a year, and twenty-one is for the twenty-one pueblos that originally existed: only nineteen are left. Colors also have a significant meaning, four of them are sacred: blue, red, yellow and white. As we toured the village, the guide told us that to them, race was not important. We all come from mother earth, and therefore are brothers and sisters.
Afterwards we visited the Laguna Pueblo, the youngest one. Although this tribe is also one of the pueblos, we immediately sensed a difference in their philosophy of life. In Acoma , “never quit” was essential, but in Laguna, the most important thing is to forgive and be close to nature. We went up to their sacred grounds, and before entering them, our guide recited a prayer. We then went up to the mesa, and the view was breathtaking. As we sat up there, we all understood why this ground was so sacred. Both pueblos have found a way to integrate their native culture and religion to the catholic one. They have also managed to preserve their identity and are doing their best to keep it alive.
This hike was followed by a traditional Native American dinner, where they served beans, green chili, enchiladas and pies.
This was probably the best part of the trip. Afterwards, we all felt like we understood more of their culture, and also felt closer. Those people who have suffered so much from the white civilization treated us so well with hospitality, letting us into their most sacred beliefs.
Laura Youdale and Anais Lussier-Labelle
Cinder Cones
Le volcan en cône régulier est le plus commun des volcans. Nous avons observé à Bandera Crater que le volcan était surtout formé par l'accumulation de graviers (lapilli) et de grosses roches ou bombes volcaniques.
Notre vulcanologue préférée, Nelia Dunbar, nous a expliqué que lors d'une éruption –BOUM ! - les gouttes de lave projetées les premières, les plus hautes, refroidirent très vite et formèrent les petits gravillons, puis les gouttes de laves expulsées du tuyau, par la suite, voltigeant moins haut n'ont pas eu assez de temps pour se solidifier et donc se collèrent les unes aux autres pour former des roches plus compactes, scories, que nous avons rencontrées.
Mais aujourd'hui aussi, une question s'est posée : « Qui a mangé tout le fromage ? »
Non, décidément, ce n'est pas celle-là non plus.
« Pourquoi les cinder cônes sont-ils alignés ? »…
… (Suspense #2) La réponse est simple : le rift étant séparé, il s'est formé des failles collatérales d'où le basalte s'échappait. Ceci explique qu'ici les cônes réguliers soient alignés.
La roche volcanique que nous avons vue était du basalte (ça ressemblait à du gruyère !!) en effet la présence de gaz lors du refroidissement de la lave à formé des petits trous dans la roche. Celle-ci gardant l'humidité, la végétation est donc existante en ces endroits.
André BASTIEN Manon BORDES
P.S : les profs n'ont pas osé aller dans la piscine….
Lava tubes
Cet après-midi, initiation à la spéléologie, sans perdre de vue bien sûr la géologie : descente dans un lava tube. Celui-ci, à première vue ne payait pas de mine : nous nous attendions à une crevasse comme celle de la mine de pegmatites. Balivernes ! Les apparences sont trompeuses et nous nous rendîmes vite compte de la profondeur de ce tube. Rapidement la faible lueur générée par les lampes faiblardes ne suffit plus à déceler les entrailles de l'abîme. Au fur et à mesure de la descente, le tube nous révéla sa face cachée : éboulis épars, plafond dangereusement bas, roches coupantes, embûches abondantes et surtout un silence oppressant à peine troublé par les souffles saccadés des élèves anxieux. Après maintes péripéties nous nous retrouvâmes en face d'un tunnel de moins d'un mètre de haut. « Panique ! Que faire ! » Dirent les aventuriers amateurs. Pourtant l'esprit téméraire l'emporta et le petit groupe continua, rampant difficilement sur une couche d'argile. Enfin, au bout, s'ouvrait une grotte impressionnante avec les inscriptions des différentes personnes déjà venues ici ; à notre tour nous écrivîmes « Rochambeau première S » afin de commémorer cet événement. La remontée fut non moins laborieuse mais rassurante car nous connaissions le chemin. Toutefois, nous empruntâmes un tunnel auxiliaire que nous n'avions pas remarqué. Tant bien que mal nous retrouvâmes l'artère principale, où la lueur de la lampe de Mr. Roux venu à notre rescousse nous rassura. Même si cette aventure n'est pas digne de Voyage au centre de la terre de Jules Verne, elle restera gravée longtemps dans les mémoires.
Carole Delion, Antoine Métivier, Matthias Lang , Quentin Savary
Le mot du professeur : encore émus par leur exploit d'aventuriers des dépôts basaltiques, les élèves ont oublié d'expliquer à nos fidèles lecteurs, que nous saluons, ce que sont les tubes de laves. Soyons bref ! Lors de l'éruption massive d'une lave basaltique, celle-ci tend à se refroidir très rapidement et donc à se figer. Ce processus normal de formation de la roche volcanique freine la progression de la lave et s'oppose à son évacuation hors de la cheminée. Sous la surface durcie, la lave chaude et fluide, isolée de l'air froid, circule cependant dans des tunnels plus ou moins larges. En fin d'éruption, ces tubes de laves restent vides et peuvent soit s'effondrer, soit rester formés pour le bonheur des jeunes aventuriers. Au cours de leur visite dans les tubes, les élèves ont pu observer diverses caractéristiques des dépôts basaltiques. Ils ont observé, par exemple, que le plafond a été découpé par des fissures dessinant des motifs géométriques, figures de contraction de la matière en cours de refroidissement. Cette observation complète celle des orgues basaltiques observés dans une falaise, plus tôt dans la semaine.
M-L Roux
ICE CAVES
Les lava tubes sont des couloirs d'écoulement de laves volcaniques. Ils forment des cavités souterraines.
Dans l'une d'elles, la température moyenne est inférieure à 0 ° C. Il y a donc de la glace.
Une étude de la disposition de la grotte est nécessaire pour mieux comprendre cette différence de température : l'entrée est étroite et orientée au nord, l'eau glacée est en permanence dans l'ombre. La grotte est profondément enterrée ce qui fait que l'air frais de l'hiver y est conservé.
L'air froid est plus dense (les molécules qui le composent sont peu mobiles) tandis que l'air chaud dont les molécules sont en mouvement tendent à s'élever.
Les mesures de l'âge de la glace indiquent qu'elle est là depuis plus de 2000 ans.
Pourtant on assiste à une disparition progressive de la glace depuis une vingtaine d'année due au réchauffement du climat mais aussi aux nombreuses visites qui perturbent l'air frais, et le repousse vers l'extérieur. En même temps la chaleur humaine provoque un réchauffement de l'air stagnant.
Hanny Chahieb
A venir lundi prochain : comment dater une coulée de lave ?
Les ruines anasazi
« I remember, and therefore I weep » dit l'Indien Pueblo de sa culture effacée de ses ancêtres : les Anasazis.
Cette dernière a emménagé, à cause de l'apport d'eau tout au long de l'année, dans la région du canyon Frijoles qui fait partie du parc national de Bandelier, il y a plus de 10 000 ans. Ils occupaient deux habitations différentes : l'une qui était à terre, faite de pierre de bois et de boue où l'accès se situait sur le toit ; l'autre appelée troglodyte, un simple trou dans la falaise agrandi par l'érosion et par l'homme.
Une KIVA est une salle souterraine, essentiellement utilisée pour des pratiques religieuses mais qui servait aussi de lieu d'éducation pour le représentants masculins de cette société.
Comme ce peuple n'avait pas de langue écrite, la culture et leurs connaissances se transmettaient oralement. Cependant nous avons remarqué la présence de pétroglyphes représentant des oiseaux, des humains et d'autres animaux sur la façade du canyon. La terre, les arbres, les animaux et les ruines dans ce territoire sont toujours considérés comme sacrés par les indiens pueblos car les esprits de leurs ancêtres hantent toujours ce lieu.
Cette visite inoubliable nous a aidé à mieux comprendre l'importance de ce lieu ancestral pour un indien pueblo d'aujourd'hui.
Sharmista et Matthias
Géologie dans le Bandelier National Monument
Le Nouveau-Mexique est un état très riche au niveau vulcanologique. C'est peut-être, dans ce domaine, l'état le plus intéressant par l'abondance et la diversité de son volcanisme. Le volcanisme dans le Bandelier National Monument (BNM), dans la formation du Jemez a connu du volcanisme effusif, puis explosif.
Ce matin, nous avons d'abord vu des habitations troglodytes d'indiens Anasazi. Celles-ci ont été creusées dans de l'ignimbrite, une roche formée de pierres ponces, de petits minéraux et de cendres et caractéristique d'un volcanisme explosif. Cette roche, qui présente naturellement des cavités dûes à l'emprisonnement d'air et à l'érosion de l'eau a été creusée par les indiens Anasazi pour en faire leurs habitations.
L'après-midi, nous nous sommes dirigés vers le canyon de Las Frijoles pour observer des phénomènes vulcanologiques. Nous étions accompagnés par Nelia Bunbar, une vulcanologue du bureau de géologie du Nouveau Mexique. Nous nous sommes livrés à des activités de lecture du paysage et d'étude des roches. Le haut du canyon était très large et ses bords étaient composés d'ignimbrite, une roche grisâtre et facilement érodée. Elle date de deux éruptions explosives il y a 1,6 (Lower Bandelier Formation) et 1,2 millions d'années (Upper Bandelier Formation). Celles-ci déversèrent mille kilomètres cube de cendres, soit mille fois plus que le Mont Sainte-Hélène. Au fur et à mesure que nous sommes descendus dans le canyon, celui se resserrait. Ceci est dû au fait qu'en dessous de l'ignimbrite, on trouve du basalte datant des éruptions effusives d'il y a quatre millions d'années. Le basalte est une roche plus dure, donc moins érodée par l'eau. On la reconnaît à son aspect sombre et l'absence de cristaux. A la fin du canyon, nous avons découvert des chutes d'eau sur un terrain composé à nouveau d'ignimbrite. Arrivés à une première chute, nous avons pu observer la fin du canyon déboucher sur le Rio Grande.
Quelques phénomènes particuliers :
-Les « tent rocks » ou hou-dous : ce sont des sortes de cheminées de fée, en forme de tipis, composées d'ignimbrite surmonté d'une roche plus solide, qui protège de l'érosion. Puis, à cause de l'activité sismique de la région et la gravité, la roche supérieure est tombée, laissant des formations rocheuses coniques. Dans d'autres régions, plus stables, on les trouve encore surmontés de la roche solide.
- Le « baked-soil » (sol cuit) : On remarque, à certains endroits, en dessous du basalte, une roche de couleur brique C'est là que le sol humide est entré en contact avec le basalte en fusion. Le sol a cuit et le fer qu'il contenait s'est oxydé, pour lui donner sa couleur rougeâtre.
-Les « terriva blocks » : A certains endroits, l'ignimbrite se trouve au fond du canyon, en dessous du basalte qui, pourtant, le précède chronologiquement. Ceci s'explique par le fait que des blocs d'ignimbrite ont glissé, sans changer de forme ou d'orientation.
-Paléotopographie : à un autre endroit, on retrouve également de l'ignimbrite au fond du canyon, mais en trop grande quantité pour qu'il puisse s'agir de terriva blocks. De plus, on remarque la présence d'ignimbrite et des traces d'érosion de l'eau des deux côtés du canyon. On y trouve des roches particulières aux rivières et le basalte en est absent. Il est donc probable qu'il y ait eu, entre les éruptions effusives et explosives, un canyon qui aurait creusé le basalte. Celui-ci aurait été rempli par l'ignimbrite lors des éruptions explosives.
-Les maars : A la fin de notre marche, nous avons remarqué une structure basaltique en strates fines rougeâtres. Il s'agit de maars, c'est-à-dire une remontée de basalte, qui a rencontré de l'eau souterraine. Cette rencontre entre le basalte en fusion et l'eau provoque une explosion et la retombée de fines particules de basalte réparties en strates. Celles-ci facilitent l'infiltration d'eau et accélèrent l'oxydation du fer dans le basalte, responsable de la couleur rougeâtre.
Arthur et Léon
Visit to the state capitol
This afternoon we visited Governor Bill Richardson at the New Mexico State Capitol. During the tour we learned that this building was the fourth state capitol and that it was built in the shape of the Zia Sun Symbol, which is also found in the New Mexico state flag. The New Mexican state flag has an interesting story. The red symbol on the flag represents the four seasons, the four stages of a man's life, the four periods of the day and the four directions (North, South, East and West). Many aspects of the building are related to Native American culture.
Bill Richardson is a 56 year old Democrat. He served 8 terms under the Clinton Administration and was Secretary of Energy. He was also ambassador to the U.N. He is presently the first Hispanic governor since 1984. We presented him with a Lycee Rochambeau T-Shirt and hat to thank him for taking time out of his busy schedule signing bills and preparing New Mexico 's budget. We deeply enjoyed this visit because he was very down to earth and willing to answer all of our questions. He was so candid he even admitted that at 16 all he cared about was baseball and girls!
Noemie Hailu, Isabelle De St Antoine and Elysabeth Benjamin
LOS ALAMOS
On a sunny Tuesday, our tour bus stopped at a quaint little town in New Mexico that had created, 60 years before, the most controversial weapon in history. The location of Los Alamos had been chosen by the US government to unify all the major scientific centers in the country working on the bomb.
Of course, we had to stop at the Bradbury museum to satisfy our curiosity. The museum presented three major themes of the development and history of the atomic weapons. We explored the historical aspects of the Manhattan project. The exhibit showed the different stages of the atomic bomb during World War Two.
The second part that we explored was the national security role of the nuclear weapon during the cold war. The full scale models of the two bombs dropped on Japanese cities were on display. These were ‘Fat Man' on Nagasaki and ‘Little Boy' on Hiroshima . We also learned about the principles of the nuclear weapon and the fission of atoms. The third exhibit presented the beneficial aspects of nuclear research such as work on the human genome project and other medical themes. This museum gave us a complete overview of the use atomic bomb and the role of this extremely controversial weapon in the post World War Two era.
Nicholas Rodman, Dominic Esteve, Nicolas Eiferman.
Jemez Mountains
Aujourd'hui, nous avons visité le site des Jemez mountains. Cet espace est mondialement reconnu du fait qu'il constitue un mystère géologique. La caldera que nous avons observée est une formation entièrement volcanique. En effet, en opposition à la mine qu'on peut qualifier d'édifice métamorphique, la caldera est un jeune massif volcanique qui se serait formé il y a dix à quinze millions d'années. Par ailleurs, nous avons aussi observé que la caldera constitue un milieu écologique different des autres formations que nous avons étudiées dans les journées précédentes. Ainsi, nous avons vu des forêts entières de pins ponderosa.
La caldera elle-même résulte d'une série d'explosions qui ont eu lieu il y a quelques millions d'années (dont la dernière il y a un million d'années). Il y a quelques millions d'années donc, le magmatisme de cette région a changé. La lave de type basaltique donc fluide s'est progressivement enrichie en silice pour devenir progressivement rhyolite donc visqueuse et au lieu de couler hors de la cheminée du volcan, la lave s'est accumulée. Les gaz dans la chambre magmatique ont créé une pression en dessous de cette lave jusqu'à ce qu'il y eut une explosion. Cette explosion a produit des millions de tonnes de débris ardents qui ont recouvert la région. Plus tard, les derniers événements consistèrent en la formation de dômes rhyolitiques qui forment des reliefs à l'intérieur de l'immense caldeira..
En somme, nous avons beaucoup profité de cette visite des montagnes pour mieux comprendre la formation de ces dômes étranges éparts dans la caldeira. Il ne faut pas oublier qu'on s'est aussi beaucoup amusé!
Manhattan project.
The nuclear beginning.
Today, we visited the pinnacle of American military power; Los Alamos , the development and testing site for the first atomic bomb.
Our visit consisted of a brief documentary on the city of Los Alamos and the building of the nuclear bomb. The movie was generally perceived as almost naïve and excessively biased in favor of the U.S. government's policies.
The group noticed discrepancies – such as the “willing” relocation of the Native Americans and the idealization of life in the village of Los Alamos – as we watched the film. The relocation of native populations was cited in the movie as being voluntary; however, we later discussed this with a Pueblo native and who told us that the government's request for relocation was actually largely ignored.
The pro-Manhattan project opinions persisted throughout the exhibit; the point of view of the Japanese was not mentioned.
The gallery included a timeline and newspaper headlines, as well as a wall featuring the pros and cons of the Manhattan project. A fervent discussion which we are still engaged in resulted.
The message of the Los Alamos center transcended time and linked itself to modern homeland security issues. Our visit to Los Alamos was insightful and interesting in the sense that it made us better understand the realities of war.
Chris PARMLY, Thomas PEREIRA , and Amine STAMBOULI.
Lundi matin, la mine….
Suite à un lever très matinal, nous nous sommes mis en route pour un voyage en bus, durant lequel Messieurs Bonnisseau et Roux se sont chargés de commenter d'un point de vue géologique les fascinants paysages Neo-Mexicains, en suivant le Rio Grande : les différents types d'érosions (cheminée de fée….) et des failles.
Nous nous sommes arrêtés sur un bord de route, près du petit village de Dixon ; le bus ne pouvait traverser le chemin boueux que nous avons eu la joie de franchir avec nos propres souliers. Aussi au programme : glissades et escalades tout en admirant les superbes montagnes arrondies, au point d'en perdre notre chemin. Notre guide ayant eu la douleur de perdre sa mère le matin même, nous étions comme des électrons libres après son départ précipité. Nous arrivâmes donc après bien des péripéties à la mine de pegmatites (Harding Mine), superbe « lentille» (appellation due à sa forme), de roche dont les textures, couleurs et reflets offrent un véritable festin visuel.
Cette mine tire sa particularité de la taille de ses cristaux (jusqu'à 30 cm) ainsi que la pureté de ses minéraux. En effet, « pegmatite » signifie très gros cristaux (plus de 10 cm). L'exploitation de la mine a mis à jour différentes sections de minéraux quasiment à l'état pur (quartz, béryl, mica rose, spodumènes…), dont nous avons mesuré la radioactivité à l'aide d'un compteur Geiger. Ces deux points : la taille des cristaux et la pureté des minéraux impliquent un refroidissement extrêmement lent du magma (qui se compte en dizaines de millions d'années).
La lentille blanche est encaissée au milieu de roches très différentes et a sans doute assisté à plusieurs orogenèses (formation de chaînes de montagne), comme en témoigne son existence.
Les intérêts principaux de cette mine sont la rareté des minéraux qu'on y trouve (lithium, bérylium, tentale) et la relative facilité d'exploitation de ces minéraux purs.
Retour au bus au pas de course, ce qui à 2500 mètres d'altitude fut très éreintant.
Fabien Duquesne et Vianney Paul
Santa Clara Pueblo et quelques histoires de Coyote
Le 8 mars de 11h00 à 13h30 nous avons eu le privilège de visiter un village appelé « Santa Clara Pueblo ». M. Jenkins a été notre guide durant tout l'après-midi.
Le village se trouve dans un espace vide avec peu de végétation. Les maisons sont toutes faites d'adobe, qui est un mélange de paille, de boue et de petits graviers.
Grâce à leur terre fertile, les Indiens Pueblo font beaucoup d'agriculture (maïs, haricot, etc…). Avec leur religion et leur culture différentes, ils ont une église où se déroulent les messes chrétiennes et aussi un « kiva » qui est le lieu où ils célèbrent dans leurs rites traditionnels. Le jour de fête est le 12 août lorsqu'ils portent leurs vêtements traditionnels pour danser sur les trois places du Pueblo.
Nous avons appris aussi que les animaux représentaient des symboles légendaires dans leur culture. Le serpent par exemple est associé au tonnerre et à la pluie. S'ils devaient disparaître du Rio Grande, tout le Pueblo serait obligé de partir car sans eux, ils ne pourraient pas survivre. Le coyote fait aussi objet de nombreux contes :
One of the oral tales that Mr.Jenkins told us was how the coyote had gotten a long snout. One day a coyote was walking around a farm and noticed some appetizing chickens in a coop. Wanting a free meal, the sly and devious coyote slipped his snout through a hole in the fence. Just as he was about to bite one of the chickens he heard the farmer approaching. Quickly he tried to pull his snout out of the hole but it was no use, he was stuck. As he kept on pulling, his snout became longer and longer. With one last tug he finally broke free leaving him with a long snout and no meal.
Another story that he told the group was how the constellations had been created. A coyote wanted to forget his selfish ways and be known for something respectful. So he asked the creator what he could do in order to obtain this status. The creator gave him a mysterious sac and tied it around his neck, telling him that he must bring it to the beaver in Mexico . And so off went the coyote accepting this challenge. Bragging about this important task, he went to the rabbit to tell him about the great news. As he bent his head towards the hole, the sac caught onto a branch. The coyote then jerked his head away causing the sac to rip open. Thousands of stars were then dispersed into the sky. This is why the coyote is always howling to the moon, telling the stars to come back.
Tidiane Zerbo and Mary O'Donoghue
Spicing it up!
After all the hiking and walking in the mines, everyone was ready for a feast, and a feast is exactly what we got. Norma Naranjo, and her family (San Juan Natives) were waiting to welcome us into their house. Inside the original designs and colors made us stare in awe. We felt right at home. The smell of spices filled us with great anticipation for exotic dishes. Just as our hopes were rising, Norma presented us the menu:
red chili stew
posole (white corn)
chicos (pinto beans)
tamales
fresh turkey
garden salad
sopa (bread pudding)
oven bread
apple and prune pies
ice tea
Most impressive was the fact that it was all made from scratch! Beans, chicken, corn, vegetables, bread, pies, and even the ice tea originated from their back yard!
After eating to our hearts' content, we went outside on their quaint porch to enjoy the sunny and crisp day.
To learn more about the tour we were on, Theresa True, the executive director of Ancient Storytellers Tours spoke to us about the purpose of her organization: by encouraging guided tours in the pueblos, there would be a boost in the Native American economy, and more jobs would be available to the pueblo people. She also insisted that Native Americans were not Hollywood the stereotypes we all know (check out her website at www.AncientStorytellers.com ).
Eventually, our time ran out. We said our thank yous, or “huta,” in Tewa, a native language to these pueblos, to Norma and her family. And off we went to the Rio Grande Bridge with the unforgettable memory of a spectacular feast!
Lydia Chammas and Carole Delion
Rio Grande Bridge
Après le délicieux repas traditionnel, nous avons traversé la ville de Taos afin de nous rendre sur le pont du Rio Grande. En chemin, une question s'est posée : « Comment on va faire pour beurrer les tartines demain au pique-nique ? » … Non, c'est pas celle-là… « Pourquoi le terrain est-il si plat ? » Nous sommes donc allés sur le pont qui traverse les gorges du Rio Grande pour observer les structures rocheuses et trouver une réponse…
(suspense)…À l'horizon, se dessinait une chaîne de volcans, puis cette vaste plaine mystérieusement plate et enfin coupant net le paysage, un canyon au fond duquel coulait le Rio Grande. Suivant notre intuition féminine, nous sommes arrivées à l'hypothèse suivante : il y a quelques millions d'années, une coulée de lave effusive, fluide (tu vois Maman quand tu mets trop de lait dans la purée) s'est répandue dans la large vallée. Toutes les dépressions, tous les lits de cours d'eau furent comblés par la coulée dévoreuse d'espace. Cependant, sur place à la hauteur du canyon, nous avons vu qu'il y avait plusieurs couches de lave et de sédiments intercalées (comme un millefeuille quoi !). Ce canyon est un livre ouvert sur l'histoire géologique du rift. Mais d'où vient ce rift ? Est-ce une faille ? Non, la trajectoire du canyon est trop sinueuse… Nous avons alors observé que chaque paroi formait une sorte d'escalier menant au Rio Grande de façon symétrique de part et d'autre du fleuve. Le haut du canyon est à peu près dix fois plus large que le cours d'eau qui le parcourt aujourd'hui. Le canyon est donc le résultat d'une intense érosion fluviale. La fonte progressive des glaciers depuis plus de dix mille ans explique la baisse du niveau d'eau.
Malgré nos efforts désespérément désespérés, aucun prof n'est tombé dans le précipice. Mais ce n'est pas grave, on les noiera dans la piscine. Héhé…
Manon Bordes , Mathilde Micléa , Cindy Canton
Dimanche 6 mars, une journée bien remplie.
Après la réunion matinale, nous sommes partis de l'hôtel à dix heures en direction de la capitale du Nouveau Mexique, Santa Fe où nous attendaient nos deux guides. Cette ville, qui s'appelait originalement Villa Real de La Santa fe de Francisco De Assise fut créée par les conquistadors espagnols. L'ensemble de son architecture est marquée par des constructions basses en adobe, briques faites de boue mélangée à de la paille. Nous avons vu la cathédrale érigée par un religieux français, monseigneur Lammy, qui dirigea la ville dans les années 1860-1870 et imposa cette construction gothique, très française, pour lutter contre l'influence espagnole. Nous avons visité la chapelle Loretto, inspirée de la Sainte Chapelle de Paris, qui a la particularité de posséder un escalier en bois extraordinaire construit vers 1870 et qui tiendrait du miracle.
Nous nous sommes ensuite dirigé vers la place centrale qui date de 1607, qui fut le siège de nombreux événements historiques, où des indiens américains vendent aujourd'hui leur artisanat grâce à un accord spécial avec le gouvernement. Dans cette ville mythique de l'histoire américaine où vécurent de nombreuses figures du Far West , le Tourisme est aujourd'hui la troisième source de revenu. Cette ville, très agréable à visiter, est la troisième ville américaine (après NY et LA) pour les activités culturelles et artistiques.
Éblouis par tant de merveille, nous sommes restes bloqués au carrefour de nos pérégrinations et du Old Santa Fe Trail.
Gianluca B., Olivier P., Jonathan W., Geronimo, Billy the kid et John Wayne.
L'Après-midi à Santa Fe
Après le déjeuner dans un des nombreux bons restaurants de la ville, nous nous sommes divisés en deux groupes : l'un pour aller au musée de Georgia O'Keeffe, et l'autre pour aller au National Museum of Indian Culture . Nous vous parlerons de notre visite à ce dernier, qui nous a fait découvrir l'histoire et l'évolution de la culture des peuples amérindiens depuis leur sédentarisation au Nouveau Mexique jusqu'à nos jours. La première partie de l'exposition nous montrait la vie des Indiens avant la conquête espagnole en 1540 et la seconde présentait les conséquences de cette conquête. Parmi les objets exposés, ceux qui nous ont le plus marqués sont : un filet de chasse au lapin dont les mailles sont constituées de cheveux pris sur les têtes de plus de soixante personnes ; une couverture épaisse tissée avec des fils de Yucca, des plumes de dindon et des poils de lapin. Après nous avoir montré la différence des modes de vie avant et après l'arrivée des Espagnols, notre guide nous a expliqué par l'intermédiaire de nombreux exemples, dont l'aménagement d'un hogan (maison ronde) navajo, comment la vie quotidienne actuelle de ces peuples est influencée par leur traditions.
Par ailleurs, nous avons vu une collection très riche de poteries des différentes tribus du Nouveau Mexique. Les techniques de réalisation de ces objets nous ont été expliquées. Nous avons été impressionnés par des œuvres récentes dont celles d'une artiste, Tammy Garcia, qui a aujourd'hui trente et un ans et qui réside au Pueblo de Taos.
Ainsi, les lueurs de nouvelles connaissances sont venues éclairer nos esprits fatigués par le décalage horaire et par notre looooooooongue journée.
Théonie Anastassiadis et Erika Kahn
Nous avons visité le musée de Georgia O'keeffe, l'une des artistes américaines les plus célèbres. Nous avons commencé notre visite en regardant un film biographique. La majorité de ces œuvres ont comme sujet principal des fleurs. Les couleurs représentent les différentes émotions de Georgia O'Keeffe. Notre guide nous a expliqué que les peintures de cette artiste n'avaient pas d'aspects sensuels contrairement à ce que des rumeurs de notre époque laissent croire.
Georgia O'Keeffe définit l'art ainsi : « Nothing is less real than realism….Details are confusing. It is only by selection, by elimination, by emphasis, that we get at the real meaning of things.”
Cette visite fut intéressante pour nous et en particulier pour les élèves qui suivent les arts plastiques.
Isabella D.
Après un voyage calme malgré quelques légères turbulences sur tout le trajet, nous sommes finalement arrivés sur le sol du Nouveau Mexique à 12h40 sous un soleil radieux.
Apres avoir récupéré nos valises, nous embarquâmes à bord du bus, direction : Petroglyph National Monument .
Au visitor Center , nous fûmes accueillis par Lola, une ranger exigeante au niveau de la discipline qui nous présenta l'histoire du parc, les grandes lignes de la géologie régionale et l'histoire des populations amérindiennes. la dans la bonne humeur.
Pour visiter le Canyon de la Rinconada, le groupe fut séparé en deux sous unités : la première guidée par Lola et la seconde guidée par Derek. Notre guide, indienne navajo, nous expliqua plusieurs anecdotes amérindiennes sur ces pétroglyphes (pour ceux qui ne suivent pas au fond, ce sont des gravures indiennes sur roches qui représentent certaines formes géométriques ou animalières dont seuls les indiens connaissent la signification. Ces gravures ont été faites sur des blocs de basalte présentant des faces planes.
Cet affleurement de roches volcaniques a permis de démarrer notre première réflexion géologique relative à la formation du site. Plusieurs hypothèses s'offrent à nous : déjà un problème à élucider !
Apres deux heures de marche et d'explications fructueuses, nous nous dirigeâmes vers Santa Fe (1h de bus dans lequel beaucoup de dormeurs…) où nous attendait notre hôtel. Hôtel jugé confortable par l'unanimité des élèves. Une déception par contre quand il s'agissait des restaurants : l'endroit ou nous sommes allés manger comportait deux fast-food qui se battaient en duel. Retour a l'hôtel pour des activités diverses, jacuzzi pour certains, water-polo, et télévision ou lectures pour d'autres.
Conclusion : journée enrichissante qui présage le meilleur pour la suite.
Antoine Metivier, Quentin Savary et Matthias Lang.
Quelques photos en vrac :
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