PRESENTATION DE M. HIVER :
Les classes préparatoires
ou CPGE, localisées
dans les Lycées, constituent un élément
original d’un dispositif spécifiquement français
d’enseignement supérieur : Les Grandes Ecoles.
Après deux années de classe préparatoire, les étudiants
se présentent à des concours d’entrée très
sélectifs puis suivent un cycle d’études de trois ans suivi
ou non, par deux à trois années de spécialisation ou de
doctorat. Ce système correspond au dispositif mis en oeuvre depuis cette
année dans les Universités européennes : L M D ( License,
Master, Doctorate ), tout au moins pour les deux niveaux supérieurs
( Bac + 5, Bac + 8 ). Il constitue une alternative au parcours universitaire
et s’adresse à un public d’élèves très
selectionnés. Environ 70000 élèves se retrouvent en classes
préparatoires, soit à peine 5% d’une tranche d’âge.
Les élèves ont un statut mixte d’étudiant et de
lycéens . Ils bénéficient d’un encadrememt important
-les classes sont de 35 à 45 élèves- et d’un entraînement
intensif à l’écrit (devoirs surveillés ) comme à l’oral
(2 interrogations ou kholles hebdomadaires).
On peut dire schématiquement qu’il existe trois
catégories de Classes Préparatoires :
- Les classes scientifiques nommées MPSI, PCSI, BCPST, ou PTSI. Ce
sont les classes appelées autrefois Maths Sup puis Maths Spé.
Elles préparent aux grandes écoles scientifiques : ENS, Ecoles
d’Ingénieurs.
- Les classes économiques et commerciales.
Elles préparent aux grandes écoles de commerce
et de management : HEC, ESSEC, ESCP etc…
- Les classes préparatoires littéraires. Elles
préparent les ENS et travaillent en étroite liaison
avec les Universités qui absorbent la majorité des élèves
dans le cadre d’accords d’équivalences, compte
tenu du très petit nombre de places disponibles aux concours
littéraires.
Il ne faut pas croire que ces classes sont réservées à une
petite élite et que seuls peuvent y accéder d’excellents élèves.
Il y a actuellement autant de places disponibles à l’entrée
des écoles scientifiques ou commerciales que d’élèves
présentant les concours. Nous avons coutume de dire que
la sélection des élèves se fait à l’entrée
des CPGE et qu’ensuite les concours n’ont qu’un
seul rôle, celui de classer les candidats et de les répartir
dans les différentes écoles. D’évidence,
seuls les meilleurs élèves accèderont aux écoles
les plus prestigieuses, mais beaucoup de bon élèves,
même s’ils ne sont pas “excellents” peuvent
suivre avec grand profit cette formation s’ils ont la chance
d’être admis dans une CPGE de niveau plus modeste
que celui des plus grands lycées de Paris ou de province.
Ce type de formation me paraît tout à fait recommandé à un élève
venant d’un lycée français de l’étranger
dans la mesure où l’encadrement dans une structure “lycée”, éventuellement
l’internat, et une attention très grande des équipes
pédagogiques, administrative et de vie scolaire, permettent
de pallier quelque peu la rupture liée à l’éloignement
de la famille.
J’encourage vivement non seulement les excellents élèves
mais aussi les “bons élèves”, du moment
qu’ils soient motivés et travailleurs, à envisager
cette orientation qui constitue actuellement une voie très
certaine d’études supérieures réussies.
La connaissance parfaite de l’anglais et un niveau global
des classes particulièrement élevé dans
nos lycées français de l’étranger
et tout particulièrement au Lycée Rochambeau sont
des éléments très favorables pour envisager
ce type d’études.
Jean-Alain HIVER, Proviseur du Lycée du Parc, Lyon |