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Rencontre avec les vétérans :

The French Embassy in Washington, honors 100 American D-Day Veterans on Thursday June 3, 2004 .

(voir plus bas le texte de M. Levitte, ambassadeur)


www.6juin44.com

Nos élèves ont rencontré les vétérans du débarquement dans une réception à l'ambassade de France.
On pourra lire ci-dessous quelques interviews recueillis par les élèves et voir les photos de cette journée.

 

 

Interview auprès de M. Philip Russell, ancien combattant.
Soldat de la 101st Airborne Divisison, M. Russell a été parachuté sur les côtes normandes à environ 2 heures du matin le 6 juin 1944. Légèrement blessé aux deux jambes lors de son atterrissage, M. Russell s’est battu contre les Allemands derrière les lignes de front pendant plus de trois semaines avant que des renforts n’arrivent.
Quelques mois plus tard, M. Russell a été de nouveau parachuté en Hollande dans le cadre de l’opération « Market Garden », pendant laquelle il a été blessé une deuxième fois. Les soldats de la 101st Airborne, manquant de provisions, ne mangèrent que des pommes pendant ces dures semaines, un souvenir qui fait toujours sourire M. Russell. Alors que l’opération tournait mal, la division de M. Russell fit marche arrière, jouant un rôle clé dans la bataille des Ardennes. En effet, dans une des batailles les plus célèbres de la guerre, à Bastogne, les soldats de la 101st se montrèrent incroyablement courageux et tenaces, triomphant sur le froid et les milliers de nazis qui les avaient entourés pour permettre au reste de l’armée américaine de pénétrer en Allemagne.
« Je voulais à tout prix sortir de là »  nous raconta M. Russell.
M. Russell participa aussi à la libération de l’Allemagne, séjournant même à Berchtesgaden pendant un temps avec ses amis avant de repartir pour les Etats-Unis.

> Rédigé par Walter Dubois
> M. Russell a été interviewé par Walter Dubois et Adel Chergui.


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Thaddeus Nosek, an American colonel, and his division, arrived in Utah Beach in the midst of the construction of gates, in order to prevent flooding. Despite the soldiers’ efforts in building these gates, the Germans constantly opened them, to give their enemies a difficult time. On Christmas Eve though, it was not the Germans who opened the gates, it was the French.
Ted had promised them charcoal for Christmas to keep themselves warm, but didn’t exactly keep this promise. In consequence, the soldiers began to cut down the gates for their fire. When a French sergeant came to give Ted the news, he was more than angered, which he now laughs about. He was especially angry with the French man. Ironically, the next Sunday, the sergeant invited Nosek to have dinner with his family, and of course, he accepted!

Rocco Moretto is a veteran of D-day, who is very proud to have played such a small role in such a historic event. He recalls it as the most difficult time in his life, but is very gratifying for having been there.
Even after 60 years, Rocco has not gone a single day without thinking about his experience and his old friends. He continues thanking the French for being so helpful and kind.

Carl Cartledge, ancien combattant, a été heureux de nous raconter une de ces expériences personnelles. Un jour, sa division et lui avait la tâche difficile de sauter de bâtiment en bâtiment, tout en évitant les coups de feu de l’ennemi. Soudainement, Carl vit un jeune normand, habillé d’une salopette et portant un casque de la première guerre mondiale, lui tendre un verre de Bénédectine. Bien que Mr. Cartledge ne boive pas, le geste de ce jeune homme, qui mit sa vie en péril, en se mettant en plein milieu d’un champ de bataille, le toucha énormèment. Il ne put refuser, et admet même que le goût lui a beaucoup plu ! Quelques années plus tard ,lorsqu’il retourna en Normandie, il entreprit de reprendre un verre de Bénédectine, en mémoire du jeune français. Le goût lui parut bien différent. C’était moins bon, dégoutant même !, dit-il.

It was terrible,says Earl Wilkerson. He remembers D-day as being one of the most emotionnally and physically challenging experience of his life. Climbing cliffs, jumping off walls and swimming while being shot at by the enemy was a hard task, and demanded alot of courage. Earl spoke of his friend Fred, one of the few soldiers to have recieved a medal of honor. Unfortunately, he died, shot down by the enemy.
A couple of years later, he went back to Normandy to visit Fred’s grave. It was really sad. A very emotionnal experience for me .

Nouzha Terrab et Nadia Costanzo

 

photos prises par M. Saedy

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