Voyage des élèves de 3ème
à Baltimore et en pays Amish
Avec leurs professeurs Mesdames Anastassiadis et Roux
Jeudi 17 mai
Nous arrivons très tôt au Lycée, et nous partons en bus pour Baltimore. Par chance, nous n’avons pas de problèmes de circulation et nous arrivons très tôt à la ville qui est la première étape de notre voyage. Nous nous promenons sur le port, puis nous regardons un film d’une dizaine de minutes sur la ville de Baltimore, au Visitor Center. Après, nous remontons dans le bus pour un tour guidé de la ville. Nous passons entre autres dans différents quartiers ethniques, devant la tombe de l’écrivain Edgar Allan Poe puis nous descendons au Fort McHenry, qui a subi l’assaut des forces britanniques pendant la guerre de 1812 et qui a défendu le port de Baltimore.
Puis, après avoir déjeuné, nous prenons le Water Taxi et nous nous rendons au Musée de l’Industrie. Nous visitons une ancienne pharmacie, une usine de conserves, où il est intéressant de constater comment fonctionnent les différentes machines, nouvelles pour l’époque. Nous apprenons aussi que les droits des écailleurs d’huîtres, par exemple, étaient presque inexistants et que leurs conditions de travail étaient inacceptables.

Après, c’est parti pour un trajet en bus plus de deux heures pour arriver dans une atmosphère totalement différente : celle du pays Amish en Pennsylvanie. Sur l’autoroute, parmi les voitures, nous apercevons à plusieurs reprises les délicats buggys des Amish, tirés par des chevaux. Nous descendons à Bird in Hand, dans le comté de Lancaster et nous regardons un film sur le choix d’un jeune Amish adolescent qui doit bientôt se décider : rejoindre la communauté Amish ou s’en séparer à jamais. Après, c’est la visite d’une maison Amish typique : nous entrons d’abord dans une salle où se déroule la messe. Les Amish n’estiment pas avoir besoin d’un lieu de culte spécial : cette tradition remonte à l’époque où les anabaptistes étaient menacés, en Europe, et devaient se recueillir dans des lieux secrets, comme des étables ou autres. Puis, nous visitons les différentes pièces de la maison ; dans les chambres à coucher, nous avons l’occasion d’observer les différents vêtements que portent les Amish, selon les occasions. Après cela, nous dégustons un délicieux repas amish, modeste, peut-être, mais appétissant et nourrissant.
Il est intéressant pour nous d’apprendre que finalement, certains stéréotypes que nous avions sur les Amish se sont avérés être faux.
Nous nous rendons à l’hôtel, où nous nous installons dans nos chambres. A 22 heures, chacun est dans la sienne, plus personne dans les couloirs.
Vendredi 18 mai
Après nous être réveillés et avoir petit-déjeuné, nous quittons l’hôtel pour nous rendre à l’usine de montage des motos Harley-Davidson. Après un film d’une dizaine de minutes, nous prenons connaissance des règles de sécurité et la visite de l’usine commence… Certains d’entre nous sont attentifs à toutes les indications du guide, malgré le vacarme, et d’autres sont au contraire hypnotisés par les pièces qui défilent devant nos yeux, par les motos testées une par une par un employé visiblement ravi, qui doit y déceler le moindre défaut (c’est quand même difficile de se dire qu’une Harley-Davidson pourrait avoir un défaut…). La place des ouvriers, dont l’attitude est cool et l’apparence très hippie, est enviée, mais nous apprenons qu’il faut au moins avoir un High-School Diploma pour travailler dans l’usine Harley-Davidson, et que les études sont très importantes puisque les ouvriers, qui travaillent à la chaîne, savent tout faire et changent de poste toutes les deux heures… il ne suffit donc pas d’être spécialisé dans telle ou telle chose…
Après la visite, nous avons une demi-heure pour prendre des photos sur des motos exposées pour tout le monde ou acheter des souvenirs à la boutique. Après les photos, c’est avec regret (pour certains) que nous quittons cette atmosphère si propre à Harley-Davidson.

Nous nous dirigeons vers la ferme du futur, dernière étape de notre voyage, une ferme industrialisée où nous rencontrons finalement quelqu’un que nous espérions avec impatience pendant chaque cours d’histoire… Blanchette la vache, bien sûr !

Puis, nous assistons en petits groupes à la traite automatique des vaches, procédé assez impressionnant, d’autant plus qu’il est un peu inquiétant de penser que pour cent cinquante vaches, il n’y a qu’un seul fermier… et bien sûr, des ordinateurs qui peuvent détecter, pour chaque vache, si elle a besoin d’être traite. La vache est dont traite avec un robot qui se place automatiquement sous ses mamelles et qui détecte le lait, le rejette s’il est infecté. Après la traite, la vache reçoit une Cow Cream, composée de vanille et d’un peu de chocolat… délicieux ! Bien sûr, il y a quelques vaches qui essaient de repasser par la traite dans l’espoir d’en recevoir plus… mais la technologie sait déjouer leurs tours…
Nous assistons aussi à une séance de manucure un peu spéciale : la vache est attachée et renversée sur le côté pendant qu’un fermier s’occupe de ses sabots…Nous rencontrons enfin d’autres animaux de la ferme : chèvres, taureau et poney.

Après un délicieux déjeuner, nous partons enfin pour Washington DC… Vers 18 heures, nous sommes heureux de retrouver le lycée, où nous nous séparons finalement pour rentrer chez nous, après ce voyage intéressant et riche en évènements.
Texte de Sophie Farwagi et photos de Philippine Rollet