LE VACCIN HPV ET LES INFECTIONS GÉNITALES À PAPILLOMAVIRUSDans au moins 18 états des États Unis et dans le District de Columbia, des lois sont en attente de passage qui requièrera la vaccination obligatoire contre les HPVs. La plupart demandent que la loi soit applicable en 2008 ou 2009. Le Center for Disease Control, Advisory Committee on Immunization Practices recommande que toutes les filles de 11 à 26 ans soient vaccinées, et de 9 à 10 ans si recommandé par leur médecin. Il est aussi recommandé de maintenir les dépistages du cancer du col de l’utérus au moyen des frottis cervicaux ou Pap screenings. En France, le Ministère de la Santé et de la Solidarité préconise plutôt un plus grand dépistage des cancers du col de l’utérus par les frottis cervico utérins. Alors, qu’en est-il ? Le papillomavirus HPV groupe environ 200 virus ; environ 40 sont à tropisme génital préférentiel et environ 15 sont associés à des cancers, les HPV à haut risque oncogène, dont les HPV 16 et 18. L’infection à papillovirus est une des 3 principales infections sexuellement transmissibles (IST) qui concerne la population générale et la première des IST virales. Tout rapport sexué avec ou sans pénétration est associé à un risque d’infection par les HPV. Par ailleurs, des personnes porteuses du virus peuvent être asymptomatiques. Plus de 70% des femmes et des hommes font au moins une infection HPV au cours de leur vie. Le Center for Disease Control estime qu’environ 233,000 femmes dans le monde meurent chaque année du cancer du col. En France, le cancer du col de l’utérus est le 8ème cancer féminin pour le nombre de cas incidents (3,400 cas en 2,000). Aux États-Unis, en 2004, 10,500 femmes ont été diagnostiquées pour cancer du col et 3,900 sont décédées pour des causes liées à un cancer du col. Le HPV est aussi responsable d’autres cancers moins prévalents, tels que cancers du pénis, de la vulve ou du vagin. Tout ceci a des fortes conséquences financières et psychologiques. Le vaccin ne prévient pas contre tous les HPV. Il est dirigé contre les HPV oncogènes 16 et 18 seulement. Autrement dit, selon le Ministère français de la Santé et de la Solidarité, une couverture vaccinale à 100% ne confère au maximum une protection que de 70 à 80 % des cancers du col de l’utérus. La Food and Drug Administration américaine a approuvé la vente du vaccin Gardasil fabriqué par les laboratoires Merck &co. Ce vaccin protège contre quatre types de HPV dont les HPV 16 et 18 responsables de 70% des cas des cancers du col de l’utérus. Un autre vaccin à l’étude est le Cervarix fabriqué par les laboratoires GlaxoSmithKline. Ce vaccin ne protègera que contre les HPV 16 et 18. Alors ? Comme toujours en matière de vaccination, le choix est difficile. Il faut savoir que le vaccin est disponible dans les centres de santé (Immunization clinics dans le Montgomery County), que le vaccin doit être administré en 3 doses, qu’il est suggéré de vacciner les filles avant qu’elles ne deviennent sexuellement actives, et se rappeler que le vaccin ne règle pas tout. Il est important de faire ses dépistages réguliers, de prendre ses précautions, et surtout de ne pas avoir peur de poser des questions à des professionnels. Cécile Taylor Réf. : http://www.sante.gouv.fr./dossiers/cshpf
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