Le Lycée Rochambeau de Washington créé en 1955
est un établissement mixte qui assure un enseignement préélémentaire,
élémentaire et secondaire, de l'école maternelle
au Baccalauréat du second degré, soit 15 années
d'études.
Les armoiries de la famille de Rochambeau constituent l'emblème
du Lycée Rochambeau :
"D'azur, comme un Chevron d'or,
accompagné de trois Molettes d'Eperons de même,
posés deux en chef et l'autre à la pointe de l'écu"
petite note historique :
Le rôle primordial des Etats-Unis pendant la guerre de 39-45 fit
de Washington, capitale de l'une des deux super-puissances de l'époque,
une véritable plaque tournante mondiale. Mais les francophones
y étaient encore relativement peu nombreux.
Au début des années 40, le Père Argaut, prêtre
français, ancien missionnaire en Inde, vint à Washington
et fut vicaire à la cathédrale Saint Matthieu jusqu'à
sa mort en 1958. Sans être l'aumônier de la colonie française,
il fut d'un grand secours pour toutes les personnes qui eurent recours
à son ministère pour des baptêmes, des mariages
ou des confessions.
Vers la fin des années 40, la Banque mondiale et du Fonds monétaire
international s'installèrent à Washington. En 1946 le
"Standing Group" du Pentagone et l'Otan étaient créés..
Cela provoqua l'arrivée de plusieurs centaines de nouvelles familles
francophones, dont le nombre s'accrut encore après 1960 lors
de l'accession à l'indépendance d'une bonne vingtaine
de pays francophones d'Afrique, dont chacun ouvrit une ambassade dans
la capitale américaine.
Cette grande communauté de langue française étant
pour une bonne part catholique, il devint essentiel de pourvoir à
la vie spirituelle de ses membres : certains avaient une connaissance
imparfaite de l'anglais, d'autres devaient rentrer chez eux après
quelques années. Au milieu des années 50, un père
jésuite du Secrétariat de l'ONU, le Père Emmanuel
de Breuvery, vint de New York une fois par mois célébrer
la messe à l'intention des francophones de Washington, dans la
chapelle des soeurs du Sacré-Coeur (Wisconsin Avenue, dans le
Maryland), messe suivie d'un petit déjeuner organisé sous
l'égide d'une certaine Mère Mouton.
En 1953, le Père Guillet fonda l'école française
internationale qu'il dirigea jusqu'à sa mort en 1962, mais il
n'exerça pas de ministère paroissial. La création
d'une aumônerie catholique francophone s'imposait. Cette aumônerie
serait bien entendu ouverte aux familles mixtes, franco-américaines
par exemple, ainsi qu'aux catholiques américains francophiles,
et elle se chargerait de l'éducation religieuse des élèves
de l'école française de Washington, futur Lycée
Rochambeau.