”Right at your door” par Chris Gorak.
”Right at your door” est le premier long-métrage écrit et réalisé par Chris Gorak. Lexi (Mary McCormack), la femme de Brad (Rory Cochrane), part un matin à son travail en laissant son mari seul à la maison. Peu de temps après son départ, des reportages annoncent la détonation de nombreuses bombes contenant des gaz toxiques dans le centre de Los Angeles. Des nuages toxiques envahissent bientôt les alentours de la ville et Brad est contraint de se barricader chez lui avec Alvaro (Tony Perez), l'homme à tout faire du quartier. Toutes les communications sont coupées et Lexi est impossible à joindre. Dans son refuge hermétique, Brad attend anxieusement des nouvelles de sa femme. « Right at your door » est un film d'action dont la rapidité, l'énergie et les rebondissements vous maintiendront en haleine d'un bout à l'autre du film. Cependant, l'action ne repose pas sur les explosions elles-mêmes, ni sur la panique qui règne dans le centre ville de Los Angeles comme l'on pourrait penser ; Chris Gorak a choisi de filmer la répercussion de cet événement dans la vie d'un couple marié. Ce choix audacieux permet une intrusion brève dans le dilemme qui s'impose à Brad : se barricader chez lui au risque d'enfermer sa femme dehors si elle est encore vivante, ou attendre dans l'espoir que sa femme revienne et courir le risque de s'intoxiquer. Certains peuvent voir dans ce film une critique de la désinformation volontaire menée par des gouvernements dont l'Etat est en crise, mais Chris Gorak a dit lui-même lors d'une interview « Il est à vous de juger par vous-même » (information recueillie lors du festival de Sundance) éloignant ainsi son film de toute implication politique. Ceux qui ont vu avec nous ce film sont tous sortis enchantés de la projection. On se laisse vite entraîner par le rythme démentiel des événements, par la fougue de Chris Gorak ainsi que par sa capacité à nous plonger dans le coeur de l'action. Un film plaisant, même si très stressant à regarder, qui vous gardera en haleine jusqu'à la scène finale (que l'on ne vous racontera pas).
Rabaté Emile
Cubillos-Torres Esteban

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