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Un ami parfait
Voir un extrait  Francis Girod réalisa en 2006 un long métrage, Un ami parfait , inspiré du roman de Martin Suter. Antoine de Caunes, Jean-Pierre Lorit, Carole Bouquet et Martina Gedeck font partie du casting de ce film.
Julien Rossi, journaliste suisse pour Dimanche Infos, se réveille un matin dans une chambre d'hôpital après deux jours dans le comma. Il souffre d'une amnésie, les deux mois précédant son accident se sont effacés de sa mémoire. Surpris par sa nouvelle compagne, ses fréquentations et son nouveau mode de vie, le protagoniste mène une enquête pour récupérer les souvenirs perdus lors de l'accident.
Le spectateur est déçu par la banalité des différents aspects du film après avoir été intrigue par le titre Un ami parfait qui porte des connotations profondes. Quelques scènes mal placées rejoignent des éléments clichés ainsi que des idées mal développées. Le réalisateur, ambitieux, noie ses idées dans un monde superficiel.
Un ami parfait était loin d'être parfait... Cette phrase exprime bien le ton de ce film. Les personnages ainsi que la musique et quelques scènes mal placés étaient vraiment trop proches de clichés. Premièrement, des jumeaux qui se complètent les phrases pour interpréter les hommes qui sont riches sans trop savoir comment. Deuxièmement, le directeur de l'entreprise de chocolat, parodiquement semblable à un chef mafieux donne la tache de se débarrasser des obstacles sur son chemin ambitieux, en particulier les journalistes révélateurs de secrets. Des secrets pouvant créer un chaos dans l'entreprise chocolatière ! Le protagoniste est donc suivi par un homme mystérieux que l'on peut apercevoir de loin à son long pardessus gris et sa moustache touffue… le film se transforme ainsi en un épisode de TinTin. Etant un polar, le film associe le même petit air « angoissant » à chaque fois que le personnage principal découvre quelque chose. Une fois, deux fois… et ce petit air devient répétitif, même comique, ce qui retire tout le suspense de la scène. N'oublions pas les scènes d'amour qui suscitent le doute d'un tournage effectué uniquement dans le but de maintenir certains spectateurs attentifs. Est-ce vraiment le seul moyen d'attirer le public ? Les scènes où l'intérêt de Julien pour une danseuse est présenté opposent les sentiments de cet homme pour Anna et rendent ainsi le film moins crédible qu'il l'était déjà.
Cependant à travers le film, l'ambition du réalisateur est perceptible, sa tentative de faire passer un message sur la corruption, sur la politique, sur le suicide…est palpable mais se décompose à la suite du film en propos décousus. En effet les idées vagues, nombreuses cachent le propos. Le sujet de prions dans le chocolat, et l'explication minutieuse de ce que cela signifie est comme un somnifère. Le début du film nous laisse deviner que le dénouement serait composé de mystères psychologiques, mais la découverte de noms de différentes entreprises: Polvolat, Sanitagro, Swichoco ou encore les différents professeurs, savants et médecins que l'on rencontre nous détournent l'attention du fil conducteur de l'histoire. Evènement après évènement... Si bien que le spectateur ne sait plus où il en est.
Le tout est un mélange d'amitié, d'amour, de sensualité et de mystère joué par un casting attractif dans un paysage magnifique. Malgré cela, ce mélange est vide, marqué par un manque d'approfondissement et ainsi ne surpasse la barrière de la superficialité et de l'esthétique.
Marianne HILL, Ana Maria CUBILLOS- 2nde
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