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Lundi 18 février 2005
Une journée mouvementée
Nous nous sommes levés à 4h30 ; et après cette courte nuit, nous nous sommes dirigés vers le lycée (il nous avait manqué depuis une semaine !) à 5h20 (pour les élèves !) et 5h30 (pour les profs, toujours en retard !). Mais nous ne l’avons quitté en direction de Ronald Reagan National Airport que vers 5h55, Manon et Marion étant « un peu » en retard - mais elles avaient une bonne excuse : les pauvres, elles ont marché jusqu’au lycée avec leur valise, bravant le froid ! Nous étions cependant à l’aéroport à 6h20 grâce aux chauffeurs des bus scolaires. Après avoir embarqué (7h55) et décollé (8h05), nous avions déjà échappé au pire : la terrible et redoutable tempête de neige qui aurait pu annuler notre vol ! A Atlanta (10h15), après un vol assez court, il nous a fallu rejoindre la porte B 21 (ce qui ne fut pas une mince affaire…). Une courte pause et nous voici de nouveau dans l’avion. Arrivée à Albuquerque avec en arrière plan une marge du rift ennneigée Ce vol plus long fut tout de même intéressant grâce aux commentaires (géologiques la plupart du temps, mais pas toujours !) de M. Roux. A 13h56, nous sommes passés au-dessus du rift du Nouveau Mexique et avons survolé des champs et des « mini-canyons », un avant-goût de ce que nous allions découvrir plus tard ! En allant vers Socorro A Albuquerque (12h45 : heure locale soit 2h45 : heure de Washington, D.C et pas d’ailleurs : blague de Mr Roux - encore une !). Après une heure de bus au milieu du désert en observant basaltes, cônes, dômes et mesas, nous arrivons finalement à Socorro (cette petite « ville » dont le nom en espagnol veut dire « au secours ! » le porte bien : désert et Burger King sont au rendez-vous !). Nous rejoignons directement le campus de l’Université « New Mexico Tech » pour avoir une présentation de la sismologie, suivie d’une visite du musée de minéraux de la ville et du PASSCAL Instrument Center, ce qui fut très intéressant et nous rappela les concepts de base que nous avions vus en géologie, afin d’être au top niveau (n’oublions pas que nous sommes des « top grade students » !…) demain sur le terrain. Une fois installés nous allons dîner, profitons de la piscine et nous couchons de bonne heure afin d’être en forme pour la dure journée du lendemain.
Juliette Simonin
Le sismomètre
Aujourd’hui, nous sommes arrivés à l’université New Mexico Tech. Nous avons été très chaleureusement accueillis par les professeurs géologues. Susie Welch nous avait préparé un goûter avec des biscuits locaux à l’anis. Le groupe est accueilli par le directeur du Bureau de Géologie et de RechercheMinière du Nouveau mexique. Sachant que la sismologie s’appuie sur les variations de vitesse de propagation des ondes lorsque les matériaux traversés changent de composition et de température. Les ondes provoquées par les séismes rebondissent aussi sur les discontinuités entre couches permettent de réaliser une image des couches profondes comme le sonar donne une image des fonds sous marins. En effet, lorsque les ondes sismiques changent de vitesse, cela indique un changement de composition du globe terrestre. De plus, la présentation sur l’utilité de la sismologie nous a appris que cette technique permet de déterminer la structure du globe, d’anticiper des activités volcaniques, mais aussi de localiser des explosions à l’échelle humaine comme celles nucléaires.
Un des sismologues nous a expliqué comment on a pu déterminer la profondeur des sédiments accumulés par subsidence (enfoncement progressif le long des failles) dans le rift du Nouveau Mexique, grâce à la technique de sismique réflexion. Ensuite, nous sommes allés voir le centre IRIS (Incorporated Research Institutions for Seismology) et PASSCAL (un centre qui repartit et maintient les sismomètres dans le monde).
Là, on nous a montré un logiciel permettant d’observer les séismes en temps réel ainsi que des modèles de sismomètres réalisables sans matériel ni trop scientifique ni coûteux. Ensuite, on nous a montré un sismomètre de PASSCAL ainsi que les programmes affichant un sismogramme informatique que nous avons testé en tapant du pied ; nous avons observé les ondes sismiques que nous avons créées. Nous avons ensuite visité le site où les scientifiques de PASSCAL essaient leurs sismomètres pour voir leur performance dans le terrain.
Le sismomètre lui-même est enterré, isolé et orienté précisément sur trois axes puis relié à une station qui enregistre et/ou transmet les données via satellite vers le centre PASSCAL. L’appareil entier est alimenté par des panneaux solaires. Ces sismomètres sont employés par des programmes dans le monde entier, en particulier USArray, qui est un projet sur 10 ans qui tente, à travers une multitude de sismomètres répartis sur le territoire américain, d’analyser la composition et la structure du manteau avec une haute précision. Les variations de température des roches profondes sont connues de façon approximative. Le programme SAFOD vise à forer sur une grande profondeur le long de la faille de San Andreas pour y identifier les matériaux. PBO veut placer des sismomètres sur les bords des failles dans le Pacifique.
Jonathan Morier-Baptiste, Adrien Bradley, Christophe Locussol
Découverte du musée de minéralogie
Aujourd’hui, nous sommes allés voir le musée de minéralogie du Bureau de Géologie du Nouveau Mexique. Ce musée contient des minéraux du Nouveau Mexique et du reste du Monde, et les contributions de certaines personnes (dont celles d’anciens étudiants de l’université) ont enrichi le musée lui-même. Jack Adams a étudié des dépôts de pegmatites, des minéraux qui ont des caractéristiques des terres rares et de béryl. Il a collecté 1700 espèces et après son décès, sa collection a été offerte au musée. Maxine Heyl a donné 400 minéraux, surtout des pyrites et des sphalérites. Le musée témoigne de la richesse du Nouveau Mexique en smithsonites, en or, en argent, en cuivre, en fluoride et en uranium. Au XIXème siècle, beaucoup de mines ont été mises en place afin d’extraire l’or et l’argent de la région, comme dans la plupart des Etats situés à l’Ouest des Etats-Unis.
Le musée classe les minéraux par la carte d’identité suivante: - nom du minéral - numéro Dana(la classe, le type et deux numéros sur la structure) - forme du cristal - formule chimique statistique - localisation - nom du donateur
Les techniques utilisées pour tailler les pierres précieuses sont révélées aux visiteurs du musée.
Ce musée a satisfait notre passion pour les minéraux et nous avons été particulièrement impressionnés par la beauté de la smithsonite, un minéral vert et bleu avec des “bulles”. Au niveau de la forme, seule la malachite peut être comparable à la smithsonite.
Khenissi Heyfa et Salmi Karim
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